17 août: Mise en situation et cadre conceptuel

Première journée de cours à l'UQAM!

Premiers devoirs depuis 1994 aussi. Étrange et excitant.

Ce fut une journée d'introduction, du projet de recherche en partenariat Montréal, plaque tournante des échanges: histoire, patrimoine, devenir et des orientations principales de l'École d'été numérique. La semaine promet d'être instructive pour moi, somme toute, même si je n'ai pas besoin de me rafraîchir sur les concepts de temps et d'espace, puisque je donne le cours. Les humanités numériques, ça va. Mais je ne suis pas du tout au fait des projets d'histoire spatiale, pas du tout. J'ai des croutes à mange!. Mon objectif personnel est de me familiariser avec les outils informatiques actuels et leurs possibilités pour mon prochain projet. Est-ce que je pourrais faire ce que je veux faire? Est-ce que les outils présentés ici (HistoryPin et CartoDB) répondent à mes attentes, ou d'autres? J'ai hâte de voir.

Avant même l'introduction du cours de Johanne Burgess et Julia Poyet, cette dernière nous a diriger dans un exercice de dessin! Il nous fallait dessiner les concepts de l'espace et du temps. Nous avons ensuite comparé nos dessins. J'ai adoré voir combien chaque dessin était différent des autres. Je sais que, pour ma part, j'ai été la plus purement conceptuelle à notre table. Le deuxième exercice demandait que nous dessinions le plan schématique de notre Quartier Latin personnel. D'après les questions post-exercice de Julia Poyet, cette "carte" sera ensuite comparée avec les cartes réalisées à la fin de notre formation, qui elles comprendront un titre, une légende, une échelle, les directions et les informations graphiques nécessaires à la communication du sujet de nos travaux respectifs. Elle a d'ailleurs recueilli nos plans; je m'attends qu'elle les ressorte pendant nos présentations au moment le plus embarrassant possible. Une impression comme ça.

Après le lunch dehors, Harold Bérubé et Dany Fougères se sont donné le relai pour présenter les concepts d'espace et de temps, et démontrer l'importance de l'Histoire spatiale dans la discipline. En plus de revenir sur les lectures préparatoires (White et Whithers surtout), ils ont présenté le très intéressant livre de Sam Bass Warner et Andrew H. Whittemore, The American Urban Form: A Representative History (2012) que j'ai acheté sur le champ. Je l'avais vu passé quand il était sorti, mais jamais acheté, ni lu. Le livre est énormément intéressant, d'après ce que je peux voir. Les auteurs ont créé une ville de toutes pièces pour représenter la ville parfaitement moyenne, se développant, grandissant et évoluant comme la plupart des villes américaines, entre les 17e et 21e siècles. Harold, surtout, a montré et longuement expliqué ces différentes étapes de développement urbain, du village riverain entourant un fort au 17e siècle à la métropole décentralisée de l'an 2000. La présentation s'est concentrée sur les cartes, mais sans assemblage dynamique. Harold a tout de même indiqué que ces cartes peuvent être dynamisées, si ce n'est qu'en sautant d'une image à l'autre à haute vitesse.

Cette animation ad hoc m'a fait pensé aux articles sur la construction de Dubai ou de Shanghai qui font le tour de l'Internet à intervalle plutôt régulier, mais surtout à cette animation de la construction de gratte-ciels du district de Shinjuku à Tokyo depuis le milieu des années 1980.
 

Demain, on examine des cartes historiques!

18 août: La carte, source et ressource

Lecture d'intérêt: "The Poor Door"

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